Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu acceptes le pari de l’adaptable
Design et finition : ça ressemble à l’origine, mais on sent que ce n’est pas du Garrett
Durabilité (avec le peu de recul) : correct pour l’instant, mais prudence
Performance et comportement moteur : ça fait le job, sans surprise
Présentation : un turbo compatible pour une grosse liste de modèles PSA
Efficacité au quotidien : démarrages, conso, voyants… le bilan après quelques semaines
Points Forts
- Compatibilité large avec les moteurs 1.5 BlueHDi (DS7, 2008, 208, 3008, 308, Berlingo, C4, C5 Aircross, etc.) quand la référence est bien vérifiée
- Montage globalement plug and play avec actuateur électrique déjà installé et jeu de joints fourni
- Prix nettement inférieur à un turbo OEM constructeur pour un comportement moteur équivalent au quotidien
Points Faibles
- Finition et perception de qualité en dessous d’un turbo d’origine type Garrett
- Manque de recul sur la durabilité à long terme, surtout pour un usage intensif ou kilométrage élevé
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Frankberg |
| Poids de l'article | 6 Kilogrammes |
| Fabricant | Frankberg |
| Modèle | APM202423078 |
| Classement des meilleures ventes d'Amazon | 804869 en Auto et Moto (Voir les 100 premiers en Auto et Moto) 1744 en Turbocompresseurs pour auto |
| ASIN | B0DM464QPM |
Un turbo compatible PSA à prix contenu : bonne idée ou galère annoncée ?
Je vais la faire simple : j’ai monté ce turbocompresseur Frankberg en remplacement d’un turbo HS sur une 3008 1.5 BlueHDi de 2019 (moteur 1.5L, référence d’origine 9835855380). Le turbo d’origine commençait à siffler fort, avec perte de puissance et mode dégradé de temps en temps. Vu le tarif chez Peugeot, j’ai cherché une option plus abordable, et je suis tombé sur ce modèle Frankberg annoncé compatible avec une bonne partie de la gamme PSA / DS / Citroën / Opel récente en 1.5 diesel.
Je ne suis pas mécano de métier mais j’ai déjà fait quelques remplacements de turbos sur des TDI et HDI plus anciens. Là, on est sur un turbo à commande électrique (type GT12-051B), donc un peu plus sensible, surtout pour tout ce qui est calibration et compatibilité électronique. C’est clairement le genre de pièce où si tu te plantes de référence, tu peux vite te retrouver avec un sapin de Noël au tableau de bord et une voiture qui n’avance plus.
J’ai choisi ce Frankberg parce qu’il reprend la ref 9835855380 et les refs Garrett équivalentes listées (8536030001, 8536035002, etc.), et parce qu’il est annoncé pour les 2008, 208, 3008, 308, DS7, C4, C5 Aircross, Berlingo, Spacetourer, etc. Bref, tout ce qui tourne autour du 1.5 BlueHDi Euro 6. Sur le papier, c’est bon. Reste à voir ce que ça donne en vrai une fois monté.
Dans ce retour, je vais rester terre-à-terre : montage, comportement moteur, bruit, ressenti au volant, et ce qui m’a plu ou pas. Pour l’instant, je l’ai testé sur quelques semaines, environ 1500 km, avec un mélange de ville, voie rapide et un peu d’autoroute. Pas assez de recul pour parler de longévité sur 100 000 km, mais suffisant pour voir si ça tourne correctement ou si c’est la galère dès le début.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu acceptes le pari de l’adaptable
Sur le prix, c’est clairement là que ce turbo Frankberg devient intéressant. Un turbo d’origine chez Peugeot / Citroën / DS, avec actuateur électrique, peut facilement coûter deux à trois fois plus cher, voire plus si tu passes par le réseau officiel avec main-d’œuvre. Là, on est sur un tarif bien plus abordable, ce qui change la donne quand ta voiture a déjà quelques années et que tu ne veux pas mettre la moitié de sa valeur dans une réparation.
Concrètement, pour quelqu’un qui fait le montage lui-même ou qui a un petit garage indépendant prêt à installer des pièces adaptables, ce turbo permet de sauver un 1.5 BlueHDi sans se ruiner. C’est là où je trouve le rapport qualité-prix plutôt bon : le produit est complet (turbo + actuateur + joints), il se monte sans adaptation tordue, et le comportement moteur redevient normal. Pour l’instant, je n’ai pas l’impression d’avoir fait un mauvais choix au vu de la différence de prix avec l’OEM.
Par contre, il faut être honnête : si tu cherches la solution la plus sûre sur 10 ans, l’OEM reste plus rassurant, surtout en cas de revente ou si tu veux un historique "full constructeur". Un acheteur pointilleux préférera toujours voir un turbo d’origine sur la facture. Là, on est sur un compromis : tu paies moins, tu prends un peu plus de risque sur la durée, mais tu remets la voiture sur la route pour un budget raisonnable.
En résumé, niveau valeur, je dirais que ce Frankberg vise clairement ceux qui veulent une solution pragmatique : ça fait le job, ça coûte nettement moins cher que le turbo constructeur, et tant que tu acceptes l’idée que ce n’est pas du OEM premium, le deal est plutôt correct. Pour une voiture de tous les jours qui a déjà quelques années, ça se tient. Pour une auto que tu veux garder longtemps et bichonner, je réfléchirais un peu plus avant de trancher.
Design et finition : ça ressemble à l’origine, mais on sent que ce n’est pas du Garrett
Visuellement, le turbo Frankberg ressemble beaucoup à un turbo d’origine type Garrett pour PSA. Les formes générales, les points de fixation, les raccords d’huile et de liquide, tout tombe à peu près au bon endroit. La turbine côté échappement et la roue côté admission ont la même géométrie globale que le turbo HS que j’ai démonté. Pour quelqu’un qui a déjà vu un turbo OEM, on voit quand même que ce n’est pas la même qualité de fonderie : les surfaces sont un peu moins nettes, il y a quelques petites marques sur le carter, rien de grave mais ça fait moins "usine constructeur".
Le point qui m’a le plus intéressé, c’est l’actuateur électrique. Il est déjà monté sur le turbo, avec son connecteur 5 broches. Le boîtier en lui-même fait un peu plus "cheap" que celui d’origine, mais la forme et le connecteur correspondent. Je l’ai comparé visuellement à l’ancien : même type de levier, même positionnement de la tige, donc pas besoin de bricolage pour le montage. C’est important, parce que si tu dois commencer à adapter la tringlerie, tu peux vite foutre en l’air la gestion de la géométrie variable.
Au niveau des joints fournis, on a le strict minimum pour faire le montage : joint d’huile, joint de collecteur côté échappement, et quelques joints métalliques pour les raccords. La qualité des joints n’a pas l’air folle, mais pour un montage propre avec serrage au couple, ça fait le job. Perso, j’aurais préféré des joints un peu plus costauds ou au moins marqués avec une référence, mais bon, pour le prix global du turbo, ce n’est pas choquant.
Globalement, le design est conforme à ce qu’on attend d’un turbo de remplacement : rien de fantaisiste, pas de promesse de performance, juste une copie assez proche de l’OEM. On sent quand même qu’on n’est pas sur la même gamme qu’un turbo d’origine vendu chez Peugeot, mais à l’œil, rien qui fasse peur au point de renvoyer direct le produit.
Durabilité (avec le peu de recul) : correct pour l’instant, mais prudence
Sur la durabilité, je ne vais pas raconter des histoires : avec seulement quelques semaines et environ 1500 km de test, je ne peux pas dire si ce turbo tiendra 200 000 km ou s’il commencera à fuir à 60 000. Par contre, je peux donner quelques signaux qui, en général, trahissent un turbo de mauvaise qualité assez vite. Déjà, pas de jeu perceptible dans l’axe au montage, et après quelques centaines de kilomètres, pas de bruit nouveau ni de fuite d’huile visible sur les raccords. J’ai vérifié les durites et les joints après les premiers longs trajets, tout est resté sec.
Le deuxième point, c’est la stabilité du bruit. Un turbo bas de gamme peut commencer à siffler plus fort au bout de quelques jours si les paliers sont moyens. Là, le son est resté identique depuis le début : léger souffle en charge, discret, rien de plus. Pas de sifflement aigu ni de bruit de frottement. C’est plutôt bon signe pour l’instant, même si ça ne garantit rien sur le long terme.
Je garde quand même en tête qu’on est sur un produit clairement orienté "rapport qualité-prix" et pas sur un turbo OEM vendu en concession. Donc je ne m’attends pas à la même durée de vie qu’un turbo monté d’usine, surtout avec un actuateur électrique qui est souvent le point faible sur ce type de moteur. Si tu fais beaucoup d’autoroute, que tu tires souvent dedans ou que tu comptes garder la voiture très longtemps, ça peut valoir le coup de se poser la question d’un turbo d’origine, même plus cher.
En résumé, pour la durabilité, je dirais : pour l’instant, ça a l’air sain, aucun signe d’alerte, mais je reste prudent. C’est un bon plan si tu veux remettre une voiture en état sans exploser ton budget, mais je ne miserais pas ma vie dessus pour faire un tour d’Europe chargé à bloc sans prévoir un minimum d’entretien (vidanges régulières, huile de bonne qualité, respect du temps de chauffe et de refroidissement du turbo).
Performance et comportement moteur : ça fait le job, sans surprise
Côté performance, l’objectif pour moi était simple : retrouver le comportement normal du 1.5 BlueHDi, sans bruit bizarre, sans mode dégradé, sans fumée. Avant le changement, j’avais un sifflement assez fort à l’accélération et des à-coups vers 2000-2500 tr/min. Après montage du turbo Frankberg, le premier truc que j’ai remarqué, c’est que le sifflement a disparu. Le bruit du turbo est présent, normal, mais pas plus fort que l’origine. À vitesse stabilisée, on n’entend quasiment rien, ce qui est bon signe.
En termes de reprise, la voiture est redevenue comme avant : couple correct dès 1500-1600 tr/min, montée en régime régulière, pas de trous. J’ai fait quelques accélérations franches sur voie rapide et autoroute, RAS, la pression de suralimentation semble bien gérée, pas de voyant moteur, pas de message d’erreur. Le passage entre les rapports se fait sans temps mort particulier, comme avec le turbo d’origine. Donc niveau puissance, c’est ni mieux ni moins bien : c’est conforme au moteur tel qu’il est sorti d’usine.
J’ai aussi surveillé la fumée à l’échappement. Avant, j’avais parfois un léger nuage en forte accélération, signe que le turbo commençait à fatiguer. Depuis le changement, plus de fumée visible dans le rétro, même en mettant pied dedans sur une bretelle. C’est plutôt rassurant, surtout pour un moteur Euro 6 qui est déjà très surveillé par les capteurs. Le FAP ne s’est pas plaint non plus, pas de régénérations anormales constatées pour l’instant.
Pour résumer, en performance pure, ce turbo Frankberg ne transforme pas la voiture, mais il remet le moteur dans son état normal. C’est exactement ce que je voulais. On est loin de la préparation ou du gain de chevaux, mais pour un usage quotidien, trajets boulot, autoroute, famille, ça convient parfaitement. Le seul point où je reste prudent, c’est la tenue de cette performance dans le temps : sur 1500 km, tout va bien, mais il faudra voir après 30 000 ou 50 000 km.
Présentation : un turbo compatible pour une grosse liste de modèles PSA
Concrètement, ce turbo Frankberg est vendu comme un équivalent au turbo d’origine monté sur les moteurs 1.5L diesel Euro 6 du groupe PSA / Stellantis. La fiche indique une compatibilité avec pas mal de modèles : DS7 Crossback, Peugeot 2008 II, 208 II, 3008 SUV et Van, 308 II (berline, SW, camionnette), et côté Citroën / Opel, Berlingo, C4 III, C4 Spacetourer, Grand C4 Spacetourer, C5 Aircross, Spacetourer, etc. En gros, si tu as un 1.5 BlueHDi récent, tu es probablement dans la liste, mais il faut vérifier la ref.
Le point important, c’est qu’il reprend la norme Euro 6, fonctionne au diesel, et utilise un actuateur électrique. Le modèle de turbo annoncé est GT12-051B, avec 5 raccords. La marque fournit un jeu de joints dans la boîte, ce qui est déjà ça de pris, parce que devoir courir après les joints de retour d’huile ou de collecteur, c’est toujours chiant quand la voiture est déjà sur chandelles.
Les références croisées indiquées (8536030001, 8536035002, 8536035001, 8536030002, 8536035002S, 8536035001S, 9820728080, 9835855380) sont utiles pour comparer avec ton turbo d’origine ou le devis du garage. Dans mon cas, la ref Peugeot 9835855380 correspondait bien, donc j’ai tenté le coup. Amazon parle aussi de la fonction "Amazon confirmed fit" : franchement, ça aide, mais je recommande quand même de vérifier physiquement sur la plaque du turbo ou avec la carte grise / VIN chez un concessionnaire ou un site de pièces.
En résumé, sur le papier, ce Frankberg se positionne comme un turbo de remplacement "plug and play" pour beaucoup de modèles PSA récents, avec un prix plus bas que l’OEM. C’est exactement ce que je cherchais : pas de gain de puissance, pas de tuning, juste remettre la voiture en état sans exploser le budget. Reste à voir si le comportement et la qualité suivent.
Efficacité au quotidien : démarrages, conso, voyants… le bilan après quelques semaines
Après quelques semaines d’utilisation, ce qui m’intéresse surtout, c’est l’efficacité globale : est-ce que la voiture fonctionne comme avant sans me faire stresser à chaque démarrage ? Jusqu’ici, oui. Les démarrages sont normaux, pas de ratés, pas de bruit suspect au premier coup de clé le matin. Le turbo ne fait pas de bruit métallique, pas de claquement, rien qui laisse penser à un jeu anormal dans l’axe. Le ralenti est stable, ce qui est un bon indicateur que le turbo ne fout pas le bazar dans la gestion d’air.
Sur la conso, je n’ai pas vu de différence notable. Avant le changement, j’étais autour de 5,0 – 5,3 L/100 sur trajets mixtes. Après montage du Frankberg, je suis resté dans ces eaux-là. Si le turbo envoyait trop ou pas assez de pression, la gestion moteur corrigerait et on verrait soit une hausse de conso, soit une baisse de performance. Là, ça reste cohérent avec ce que j’avais avant, donc pour moi, l’efficacité est au rendez-vous à ce niveau.
Point important : les voyants et erreurs OBD. J’ai passé un coup de valise avant et après. Avant, j’avais quelques défauts liés à la suralimentation et à la pression turbo. Après remplacement et effacement des codes, rien n’est revenu. Sur plusieurs centaines de kilomètres, pas de P-codes bizarres, pas de mode dégradé, pas de message "défaut moteur". Pour un turbo avec actuateur électrique non OEM, c’était ma plus grosse crainte, et pour l’instant, ça se passe bien.
Au quotidien, en conduite normale, on oublie assez vite qu’on roule avec un turbo "adaptable". Et c’est plutôt bon signe : pas de comportement étrange, pas de réaction violente ou de trou à l’accélération. Donc en termes d’efficacité pure pour remettre une voiture opérationnelle, je dirais que ce Frankberg fait le taf. Le seul bémol, c’est le manque de recul sur la durée, mais ça, c’est valable pour toutes les pièces adaptables qu’on monte à la place de l’OEM.
Points Forts
- Compatibilité large avec les moteurs 1.5 BlueHDi (DS7, 2008, 208, 3008, 308, Berlingo, C4, C5 Aircross, etc.) quand la référence est bien vérifiée
- Montage globalement plug and play avec actuateur électrique déjà installé et jeu de joints fourni
- Prix nettement inférieur à un turbo OEM constructeur pour un comportement moteur équivalent au quotidien
Points Faibles
- Finition et perception de qualité en dessous d’un turbo d’origine type Garrett
- Manque de recul sur la durabilité à long terme, surtout pour un usage intensif ou kilométrage élevé
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, ce turbocompresseur Frankberg pour moteurs 1.5 BlueHDi fait ce qu’on lui demande : remplacer un turbo d’origine fatigué sans vider le compte en banque. Le montage s’est fait sans mauvaise surprise, la compatibilité était bonne dans mon cas (3008 1.5L, ref 9835855380), et le comportement de la voiture est redevenu normal : plus de sifflement excessif, plus de voyants, des reprises correctes et une conso identique à avant. Pour un produit adaptable, c’est déjà pas mal.
Pour qui c’est adapté ? Pour quelqu’un qui a une Peugeot, Citroën, DS ou un utilitaire équipé du 1.5 BlueHDi, qui voit son turbo rendre l’âme et qui ne veut pas claquer le prix fort chez le concessionnaire. Si tu roules pas mal mais que ta voiture n’est plus toute jeune, le compromis se tient. Par contre, si tu cherches la solution la plus sécurisante sur le long terme, que tu fais énormément de kilomètres ou que tu es très à cheval sur l’OEM et la revente, tu préféreras sûrement partir sur un turbo d’origine, même plus cher.
En résumé, ce Frankberg, c’est un choix "raisonnable" pour remettre une auto en état à moindre coût : ce n’est pas parfait, on n’a pas de recul énorme sur la durée, la finition n’est pas au niveau d’un Garrett d’origine, mais concrètement, ça fonctionne et ça permet de continuer à rouler sans exploser son budget.