Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu acceptes le pari
Design et finition : ça fait un peu brut, mais ça colle à l’origine
Packaging et livraison : basique mais suffisant
Durabilité et fiabilité : correct à court terme, gros point d’interrogation sur le long terme
Performance : ça souffle comme l’origine, sans miracle
Présentation : un turbo compatible multi-modèles, pas très rassurant au début
Points Forts
- Prix nettement plus bas qu’un turbo OEM ou de grande marque
- Compatibilité large avec beaucoup de moteurs 1.6 HDi/TDCi et montage globalement plug & play
- Performances proches de l’origine, sans défaut moteur ni perte de puissance notable à court terme
Points Faibles
- Finition moyenne et joints fournis pas top, qui incitent à racheter de la visserie/joints de meilleure qualité
- Fiabilité et durée de vie incertaines, avec des retours clients très contrastés et un SAV peu rassurant
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Frankberg |
Un turbo pas cher pour sauver un vieux HDi
Je me suis retrouvé à regarder ce turbo Frankberg parce que le turbo d’origine sur mon 1.6 HDi (même famille de moteurs que les Berlingo/207/Partner listés) commençait à siffler comme une bouilloire et j’avais zéro envie de mettre 800–900 € dans un turbo neuf de grande marque. En fouillant un peu, je tombe sur ce modèle autour de 250–300 €, avec une note correcte (4,1/5) et pas mal d’avis partagés. Clairement, on n’est pas sur de l’OEM, mais sur du compatible « budget ».
Contexte : voiture de tous les jours, plus de 220 000 km, usage mixte ville/route, pas de reprog, juste besoin que ça démarre le matin et que ça tracte correctement. Je ne cherche pas de gain de puissance, juste un turbo qui tienne un minimum et qui ne me lâche pas au bout de deux mois. J’ai fait le montage avec un pote mécano du dimanche, on a l’habitude de bricoler sur ce bloc 1.6 HDi donc on commence à savoir où sont les galères.
Concrètement, j’ai monté ce turbo Frankberg en remplacement d’un Garrett d’origine. Même référence de base (GT1544V), même type de montage, même type de carburant (diesel évidemment). On a profité du changement pour faire une bonne vidange, remplacer le banjo de graissage et nettoyer le circuit d’huile, histoire de ne pas flinguer le nouveau turbo en 500 km. C’est important à préciser, parce que pas mal de gens montent ça à l’arrache et après viennent se plaindre que le turbo claque vite.
Après quelques semaines d’utilisation, je peux donner un avis un peu posé : ce n’est pas parfait, ce n’est pas au niveau d’un Garrett ou d’un turbo reconditionné sérieux, mais pour le prix ça tient la route si on sait dans quoi on met les pieds. Par contre, il y a clairement des points à surveiller, et je comprends pourquoi certains avis Amazon sont à 1 étoile. Je détaille tout ça dans les sections suivantes : montage, comportement, bruit, fiabilité à court terme et rapport qualité-prix.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu acceptes le pari
C’est clairement sur le rapport qualité-prix que ce turbo Frankberg devient intéressant. Un turbo neuf OEM ou d’une grande marque sur ce moteur tourne facilement entre 600 et 900 € posé, voire plus selon le garage. Là, on est sur un produit autour de 250–300 € (selon les promos), ce qui change complètement la donne pour une voiture qui ne vaut plus très cher. Dans mon cas, claquer presque 1 000 € dans un turbo sur une bagnole de plus de 200 000 km, ce n’était juste pas logique. À ce prix, le Frankberg devient une option crédible, même si tu sais que ce n’est pas la solution la plus durable.
Concrètement, pour ce tarif, tu as : un turbo complet, compatible avec une grosse liste de véhicules, les joints principaux, et des performances proches de l’origine. Tu n’as pas : la sérénité d’une grande marque, un SAV en béton, ni la garantie que ça tiendra 150 000 km. C’est vraiment un compromis. Si tu compares à un turbo reconditionné par un spécialiste, tu peux parfois en trouver dans les 350–450 € avec une meilleure traçabilité. Donc si tu as un peu plus de budget, ça peut valoir le coup de regarder cette option.
Le truc qui m’a plu, c’est que pour un usage « fin de vie » de la voiture, le calcul est simple : même si le turbo tient « seulement » 50 000 km, ça me suffit largement. Le moteur ne fera probablement pas beaucoup plus de toute façon, vu son historique. Par contre, si je venais d’acheter une voiture propre avec peu de kilomètres, je ne partirais pas sur ça. Le risque de tomber sur un mauvais exemplaire (comme certains avis à 1 étoile) est trop embêtant quand tu veux être tranquille.
Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est bon, mais seulement pour un certain profil : budget serré, voiture déjà kilométrée, propriétaire prêt à accepter un peu de risque et à faire un montage propre. Si tu rentres dans cette case, ça peut valoir le coup. Si tu veux du « plug and forget » sans te poser de questions, mets plus cher ailleurs.
Design et finition : ça fait un peu brut, mais ça colle à l’origine
Au niveau du design, on est sur une copie globale du Garrett GT1544V d’origine : même forme de carter chaud, même carter froid, même emplacement pour les durites d’huile, de retour d’huile, d’air et la commande de géométrie variable. Pour le montage, c’est plutôt une bonne chose : on n’a pas eu à bidouiller des supports ou à tordre des durites. Tout s’aligne à peu près comme il faut sur le collecteur et la descente d’échappement. Les points de fixation sont bien placés, pas de trou décalé ou de truc foireux à ce niveau-là.
Là où ça fait un peu plus « cheap », c’est sur la finition générale. Les carters ne sont pas aussi bien usinés que sur un turbo de marque. Tu vois quelques petites marques de moulage, des surfaces un peu rugueuses. Ce n’est pas dramatique, mais quand tu les as côte à côte, l’origine fait plus sérieux. La wastegate / géométrie variable (ici c’est un turbo à géométrie variable) semble fonctionner correctement à la main, mais la tringlerie donne une impression un peu légère. On a pris le temps de vérifier que ça bougeait bien sans point dur avant montage.
Un point à noter : les joints fournis sont corrects mais pas incroyables. Perso, j’ai remplacé le joint de retour d’huile par un de meilleure qualité que j’avais en stock, parce que celui fourni faisait un peu carton. Pour le reste, ça passe, mais si tu veux être tranquille, surtout sur le joint de descente d’échappement, je conseille de ne pas hésiter à mettre de la bonne came. Le design du turbo permet de réutiliser sans problème des joints OEM si tu préfères partir là-dessus.
Globalement, le design est fidèle à l’origine, ce qui est le principal. En termes de look, on voit que ce n’est pas le turbo le plus soigné du monde, mais ça reste fonctionnel. Pour un usage de tous les jours sur une vieille diesel qui a déjà bien vécu, ça suffit largement. Si tu es maniaque ou que tu veux une préparation propre pour une reprog, ce n’est clairement pas le turbo que je conseillerais : c’est plus un turbo pour remettre une voiture sur la route à moindre coût qu’un produit de passionné.
Packaging et livraison : basique mais suffisant
Le packaging, c’est souvent un détail, mais pour une pièce aussi sensible qu’un turbo, ça compte quand même. À la réception, le turbo Frankberg était dans un carton assez standard, sans marque très tape-à-l’œil. À l’intérieur, pas mal de papier bulle et de mousse, le turbo bien calé, donc déjà un bon point : pas de choc visible, pas de carter abîmé, les ailettes intactes. J’ai déjà vu des pièces lourdes arrivées mal protégées, là ce n’est pas le cas, ça fait sérieux sur cet aspect précis.
Le contenu est minimaliste : le turbo, quelques joints d’étanchéité, et c’est tout. Pas de notice détaillée, juste un petit papier assez générique qui rappelle de bien amorcer le turbo avec de l’huile et de vérifier le circuit. Pour un bricoleur qui sait ce qu’il fait, c’est largement suffisant. Pour quelqu’un qui découvre, ça ne va pas beaucoup aider, surtout sur des points importants comme le serrage, l’amorçage, ou les vérifications à faire avant de démarrer le moteur. On sent que le produit est pensé pour des gens qui ont déjà un minimum de notions méca ou qui passent par un garagiste.
Un petit truc qui m’a un peu gêné : les joints ne sont pas emballés séparément dans des sachets individuels avec références. Ils sont juste posés dans la boîte. Ce n’est pas dramatique, mais ça ne donne pas une impression de contrôle qualité très poussé. J’ai quand même vérifié un par un qu’ils n’étaient pas tordus ou marqués. Pour le prix, je ne m’attendais pas à mieux, mais ça montre bien qu’on est sur du basique.
En résumé, le packaging fait le job : le turbo arrive entier, protégé, prêt à être monté. Pas de fioritures, pas de doc détaillée, mais rien de vraiment gênant si tu sais ce que tu fais. Ça ne respire pas le haut de gamme, mais ce n’est pas non plus bâclé. C’est dans la lignée du reste du produit : simple, fonctionnel, un peu brut.
Durabilité et fiabilité : correct à court terme, gros point d’interrogation sur le long terme
Sur la durabilité, je peux surtout parler de ce que j’ai vu sur quelques milliers de kilomètres, et des retours que j’ai pu lire. De mon côté, après un peu plus de 5 000 km, RAS : pas de fuite d’huile visible, pas de jeu anormal sur l’axe (vérifié rapidement lors d’un contrôle), pas de fumée bleue suspecte à l’échappement. Le moteur consomme toujours un peu d’huile, mais pas plus qu’avant le changement de turbo. Donc à court terme, ça tient. Mais on sent bien que ce n’est pas un produit dont tu peux attendre les mêmes 150 000–200 000 km qu’un turbo d’origine bien traité.
Sur Amazon, les avis sont très partagés : certains sont contents et disent que ça tourne bien, d’autres ont eu des pannes rapides (turbo qui lâche, fuite d’huile, bruit anormal). Pour moi, ça montre surtout que la qualité doit être un peu aléatoire, et aussi que beaucoup de gens montent ça sans faire le minimum (vidange, nettoyage du circuit, contrôle du reniflard, etc.). Sur ce moteur 1.6 HDi, le turbo est très sensible à l’encrassement d’huile, donc si tu poses un turbo neuf sur un circuit crade, tu le tues vite, quelle que soit la marque.
Un autre point : pas de vraie info claire sur la garantie ou le sérieux du SAV Frankberg. Le fabricant est assez discret, on est loin d’un Garrett ou d’un BorgWarner avec un réseau établi. Ça veut dire que si tu as un souci, tu vas surtout te battre avec le vendeur Amazon, avec le risque qu’on te dise que c’est un problème de montage. Perso, j’ai pris ça en compte en me disant que c’était un pari : je gagne si ça tient quelques années, je perds si ça claque vite, mais vu le prix, je ne m’attendais pas à un miracle.
Globalement, je dirais que la durabilité est « à voir ». Pour une voiture que tu gardes encore 1 à 3 ans, avec un kilométrage déjà bien avancé, ça peut être un choix cohérent. Pour une voiture que tu veux fiabiliser sur le long terme ou pour faire beaucoup d’autoroute chargé, je partirais plutôt sur un turbo de marque ou un reconditionné sérieux. Ce Frankberg, je le vois plus comme une solution de dépannage ou de budget serré que comme un investissement long terme.
Performance : ça souffle comme l’origine, sans miracle
Niveau performance, je ne cherchais pas à gagner des chevaux, juste à retrouver le comportement normal du 1.6 HDi. Avant, j’avais un turbo fatigué qui sifflait fort et mettait du temps à charger. Avec le Frankberg, dès les premiers kilomètres, on sent que le moteur retrouve un peu de répondant. Le couple arrive plus tôt, les reprises sont plus franches entre 1500 et 2500 tr/min, et le trou à l’accélération que j’avais avant a quasiment disparu. Donc sur ce point, le turbo fait clairement le job : la voiture roule comme elle devrait.
Je n’ai pas d’outil de mesure de pression de suralimentation ultra précis, mais avec un petit lecteur OBD et les valeurs de consigne constructeur, on voit que la pression demandée et la pression réelle sont globalement alignées. Il y a parfois un léger décalage dans les bas régimes, mais rien qui déclenche un défaut moteur. Pas de voyant, pas de mode dégradé, ce qui est déjà rassurant pour un turbo non OEM. En montée d’autoroute, pied au plancher, la voiture tient sa vitesse sans souci, comme avant.
Côté bruit, le sifflement est présent mais reste raisonnable. C’est un peu plus audible que le Garrett d’origine neuf, mais beaucoup moins que mon vieux turbo rincé. À l’accélération, on entend que ça charge, mais ça ne hurle pas. Pas de bruit métallique suspect, pas de frottement. Après quelques centaines de kilomètres, le son s’est un peu stabilisé. Pour quelqu’un qui ne tend pas l’oreille, ça passe totalement inaperçu.
En résumé, niveau performance, c’est « comme d’origine » ou presque. Rien de fou, mais c’est ce qu’on attend d’un turbo de remplacement sur ce type de moteur. Si tu cherches à pousser le moteur avec une reprog couple/power, je ne suis pas certain que ce turbo soit le meilleur candidat, parce qu’on ne sait pas trop jusqu’où il encaisse. Pour une utilisation standard, trajet boulot, autoroute de temps en temps et un peu de charge, ça fait le taf sans montrer de faiblesse particulière à court terme.
Présentation : un turbo compatible multi-modèles, pas très rassurant au début
Sur le papier, ce turbo Frankberg est annoncé comme compatible avec une ribambelle de modèles : Berlingo B9, Partner, 206, 207, C3 Picasso, C4 Grand Picasso, Xsara Picasso, et même Focus II et Mini R56. En gros, tout ce qui tourne autour du 1.6 HDi / TDCi de cette génération. C’est typiquement le genre de truc qui fait un peu peur : quand un seul turbo est censé aller sur la moitié du parc PSA/Ford/Mini, tu te demandes où sont les compromis. Le vendeur insiste sur le fait de bien vérifier les numéros OEM (9663199280, 750030-0001) et la référence GT1544V. Perso, j’ai comparé avec l’ancien turbo déposé et les références globales collaient.
Le turbo arrive avec les joints d’étanchéité fournis, ce qui est pratique. Par contre, pas de kit de visserie complet, donc il faut soit récupérer sur l’ancien, soit prévoir du neuf. Dans la boîte, c’est assez basique : le turbo, quelques joints, un peu de papier bulle, et basta. Pas de notice détaillée, juste les infos de base. Pour un bricoleur qui connaît ce moteur, ça va. Pour quelqu’un qui découvre, ça peut vite devenir galère, surtout pour le calage de la géométrie variable et le branchement de la commande.
Ce qui m’a un peu surpris, c’est le poids et l’aspect général. Le turbo fait un peu plus de 5 kg, comme indiqué, donc là-dessus c’est cohérent avec l’origine. Visuellement, ça fait moins « fini » qu’un Garrett d’usine : certains usinages sont un peu bruts, les arêtes moins propres, mais rien de choquant pour cette gamme de prix. Les ailettes de la turbine et du compresseur ont l’air propres, pas de jeu excessif à la réception, pas de traces de coups ou de choc de transport.
En gros, la présentation donne l’impression d’un turbo d’entrée de gamme honnête, sans fioritures. On voit bien que ce n’est pas de la pièce premium, mais ce n’est pas non plus un truc de marché douteux. Il faut juste garder en tête que c’est un produit « compatible » à bas prix : on ne peut pas lui demander la même rigueur qu’une pièce d’origine ou d’un reconditionneur sérieux. On sent déjà à ce stade que la clé, ça va être le montage propre et l’entretien derrière.
Points Forts
- Prix nettement plus bas qu’un turbo OEM ou de grande marque
- Compatibilité large avec beaucoup de moteurs 1.6 HDi/TDCi et montage globalement plug & play
- Performances proches de l’origine, sans défaut moteur ni perte de puissance notable à court terme
Points Faibles
- Finition moyenne et joints fournis pas top, qui incitent à racheter de la visserie/joints de meilleure qualité
- Fiabilité et durée de vie incertaines, avec des retours clients très contrastés et un SAV peu rassurant
Conclusion
Note de la rédaction
Pour résumer, ce turbocompresseur Frankberg 1.6L, c’est une solution « budget » qui fait sens dans certains cas, mais pas pour tout le monde. Il reprend le design du turbo d’origine (GT1544V), se monte sans trop de bricolage si tu connais un minimum ce bloc 1.6 HDi/TDCi, et offre des performances très proches de l’origine. La voiture retrouve du couple, le sifflement reste raisonnable, et à court terme ça tourne correctement. À ce niveau, rien à redire : pour le prix, ça fait le job.
Par contre, il faut être lucide sur les limites : finition un peu brute, joints moyens, garantie et SAV pas très clairs, et une fiabilité qui semble très variable selon les retours. Ce n’est pas un turbo à monter les yeux fermés sur une voiture que tu veux garder longtemps ou sur laquelle tu comptes faire beaucoup de kilomètres. Je le vois plus comme une solution de dépannage ou pour prolonger la vie d’une voiture déjà bien kilométrée sans exploser le budget.
En gros, c’est adapté pour : ceux qui ont un vieux Berlingo/Partner/206/207/C3/C4 avec un turbo HS, un budget serré, et qui sont prêts à soigner le montage (vidange, nettoyage, etc.). Ceux qui veulent du long terme, de la tranquillité et un vrai suivi devraient plutôt aller vers un turbo d’origine ou un reconditionné de spécialiste, même si ça coûte plus cher. Si tu acceptes ce compromis, le Frankberg peut être un bon plan. Sinon, passe ton chemin.