Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : ça vaut le coup ou pas ?
Design brut de décoffrage, mais fonctionnel
Gestion des accus et alimentation du module
Solidité et fiabilité après plusieurs sessions
Mesures, précision et comportement en usage réel
Ce que fait vraiment ce testeur DollaTek
Points Forts
- 4 canaux indépendants avec charge, décharge et mesure de capacité et résistance interne
- Mesures globalement cohérentes (tension, capacité, IR) pour trier efficacement ses 18650
- Mode automatique avec cycles de charge/décharge pratique pour tester des lots d’accus
Points Faibles
- Aucune vraie notice, interface peu intuitive au début
- Supports de batteries durs à utiliser, insertion/retrait des accus pas très agréable
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | DollaTek |
Un petit banc de test 18650 qui intrigue
J’ai pris ce testeur DollaTek parce que j’avais une pile (sans mauvais jeu de mots) de 18650 récupérées sur de vieux packs, et marre de les tester une par une avec un chargeur classique. Sur le papier, ce module fait tout : charge, décharge, mesure de capacité et résistance interne, le tout sur 4 canaux. Le genre de petit outil chinois qui peut être très utile… ou finir au fond d’un tiroir si c’est mal fichu.
Je l’ai utilisé sur une bonne cinquantaine de cellules 18650, de marques variées (Samsung, LG, no-name de vieilles batteries de PC portable). L’idée, c’était de trier ce qui est encore bon pour des projets DIY (powerbank maison, éclairage, etc.) et ce qui part direct au recyclage. Je ne suis pas électronicien pro, mais j’ai déjà utilisé des chargeurs/testeurs type LiitoKala, Opus, etc., donc j’ai quelques points de comparaison.
Concrètement, ce module se branche sur deux alimentations 5 V USB et gère tout seul les cycles charge/décharge. Pas de logiciel PC, pas de connexion Bluetooth, juste un écran et quatre boutons. Ça sent le truc pensé pour être posé sur l’établi, on le règle une fois, et on laisse tourner. Pas de fioritures, mais aussi pas beaucoup d’aide pour comprendre au début, vu qu’il arrive sans vraie notice.
Dans ce test, je vais rester simple : je ne vais pas rentrer dans les calculs savants, juste expliquer comment ça se comporte au quotidien, ce que j’ai aimé, ce qui m’a agacé, et pour quel type d’utilisateur ça me semble adapté. Si tu cherches un avis de terrain, pas un discours marketing, tu es au bon endroit.
Rapport qualité-prix : ça vaut le coup ou pas ?
En termes de rapport qualité-prix, ce DollaTek se place plutôt bien. Pour le tarif, tu as un module 4 canaux qui charge, décharge, mesure la capacité et la résistance interne. Si tu devais acheter un chargeur/testeur "marque connue" qui fait ça sur quatre slots avec la même souplesse, tu paierais souvent plus cher. Là, on sent que l’économie se fait sur l’ergonomie, l’absence de notice détaillée et le côté un peu brut, mais les fonctions importantes sont là.
Comparé à un chargeur classique type LiitoKala ou équivalent dans la même gamme de prix, ce module est moins grand public mais plus orienté test en série. Tu n’as pas de jolis menus, pas de port USB pour sortir les logs sur PC, mais tu peux lancer des cycles auto sur 4 accus en même temps et avoir une idée claire de leur santé. Pour quelqu’un qui a juste deux ou trois accus à vérifier de temps en temps, ce sera peut-être trop "usine à gaz". Pour celui qui récupère des packs entiers et veut trier des dizaines de cellules, là ça devient intéressant.
Les points qui font un peu baisser la note :
- pas de vraie documentation, il faut chercher sur Internet ou bricoler pour comprendre les fonctions avancées ;
- supports de batteries un peu raides, pas très agréables si tu enchaînes les tests ;
- besoin de deux alimentations 5 V correctes, à prévoir dans le budget si tu n’en as pas.
Malgré ça, pour le prix demandé, je trouve que c’est un outil rentable si tu as un vrai volume d’accus à tester ou si tu bricoles souvent avec du 18650. Ça ne remplace pas un banc de test pro, mais ça évite de claquer de l’argent dans des accus douteux ou de garder des cellules rincées par erreur. Disons que ce n’est pas parfait, mais ça fait bien le job pour quelqu’un qui sait à quoi s’attendre.
Design brut de décoffrage, mais fonctionnel
Niveau design, on est clairement sur du module chinois d’atelier, pas sur un produit fini type chargeur grand public. Le circuit est monté sur une plaque avec les quatre supports de batteries alignés, un écran numérique au centre, quelques LED et quatre boutons poussoir en façade. C’est du vert, du plastique noir, rien de vraiment pensé pour être joli, c’est surtout pratique à poser sur un établi. Si tu cherches un truc discret pour le salon, ce n’est pas ça.
L’écran est correct : assez grand pour lire la tension, la capacité et la résistance interne, mais il faut être bien en face, les angles de vision ne sont pas top. La navigation se fait uniquement avec les boutons, sans marquage très clair, donc au début tu appuies un peu au hasard pour comprendre qui fait quoi. Une fois qu’on a pigé la logique (un bouton par canal + des combinaisons pour régler les paramètres), ça roule, mais j’ai perdu un peu de temps au départ.
Les emplacements pour les 18650, c’est un point à connaître : il n’y a pas de ressort comme sur les chargeurs classiques. C’est une sorte de pince métallique où il faut glisser l’accu en forçant un peu. Résultat : les batteries sont parfois difficiles à insérer et à retirer, surtout si elles sont avec gaine un peu épaisse. Ça tient bien, ça ne bouge pas, mais ce n’est pas super agréable à l’usage. Sur une grosse session de tests, ça fatigue un peu les doigts.
Autre point : il y a un ventilateur pour le refroidissement actif. Il se met en route en charge/décharge prolongée. Il fait un peu de bruit, rien d’horrible, mais ça rappelle bien que c’est un outil technique, pas un produit fini silencieux. Globalement, le design fait très "atelier" : pas très beau, pas très ergonomique, mais pensé pour être posé, branché, et laissé tourner sans se soucier du look.
Gestion des accus et alimentation du module
Ce testeur ne fonctionne pas sur piles, il a besoin de deux alimentations 5 V type chargeur USB, idéalement 5 V / 2 A chacune si tu veux utiliser les 4 canaux en même temps. Ça, ce n’est pas super bien expliqué, donc si tu n’as qu’un vieux chargeur de téléphone qui traîne, tu risques d’être limité. Personnellement, j’ai branché deux chargeurs 5 V / 2 A standards, et je n’ai pas eu de souci de chute de tension ou de redémarrage intempestif.
La charge des 18650 se fait à 4,2 V max, sous 1 A environ. Pas de réglage fin possible, donc à toi de t’assurer que les accus que tu mets supportent ce courant (pour la plupart des 18650 modernes, ça va). Le module ne gère pas les chimies spéciales comme le LiFePO4 en mode dédié, donc si tu joues avec ce type de batterie, ce n’est pas l’outil adapté. Pour du Li-ion classique, par contre, ça colle bien. La coupure en fin de charge semble propre, je n’ai pas vu de dépassement significatif au multimètre.
En décharge, même chose : courant fixe autour de 1 A, tension de coupure réglable de 2,5 à 3,5 V. C’est pratique parce que certains préfèrent ne pas descendre trop bas pour préserver les cellules (par exemple 3,0 V), alors que pour un test de capacité "maxi", on peut pousser à 2,5–2,8 V. Le module arrête la décharge automatiquement, affiche la capacité et laisse la cellule à la tension de fin de décharge, donc à toi ensuite de décider si tu la recharges ou pas.
Ce qui est appréciable, c’est la gestion indépendante des 4 canaux. Tu peux lancer un cycle sur un slot, démarrer autre chose sur un autre, ça ne se gêne pas. En pratique, j’ai souvent rempli 2 à 4 slots, lancé des cycles auto, et laissé tourner pendant que je faisais autre chose. Le ventilateur s’occupe de garder tout ça à une température correcte. Pas de gros échauffement inquiétant côté carte, même après plusieurs heures. Sur ce point, ça fait clairement le job pour un usage régulier de tri de batteries.
Solidité et fiabilité après plusieurs sessions
Niveau solidité, on sent que ce n’est pas un produit "premium", mais ce n’est pas non plus du jetable. Le PCB est correct, les soudures ont l’air propres, et après plusieurs semaines à le trimballer entre l’établi et un autre bureau, rien ne s’est desserré. Les supports de batteries, même s’ils sont un peu pénibles à utiliser, tiennent bien les cellules sans jeu. Je n’ai pas eu de faux contacts ou de coupures pendant les tests, ce qui est déjà un bon point.
Le ventilateur tourne dès que ça commence à chauffer un peu. Il n’est pas silencieux, mais il fait son boulot. Après quelques longues sessions (plusieurs heures de charge/décharge sur 3-4 canaux), il tourne toujours sans bruit suspect. C’est souvent le truc qui lâche en premier sur ce genre de petit module, donc c’est à surveiller dans le temps, mais pour l’instant ça tient. La carte ne montre pas de traces de chauffe excessive, pas de plastique qui se déforme, rien d’alarmant.
Par contre, il faut être honnête : ce n’est pas protégé comme un appareil grand public. Pas de boîtier fermé bien costaud, ce sont des composants à l’air libre. Si tu le laisses traîner dans un environnement poussiéreux ou si tu fais tomber un outil dessus, tu peux vite abîmer quelque chose. Personnellement, je le garde sur une étagère dédiée quand je ne m’en sers pas, et je fais un minimum attention.
Sur la fiabilité des mesures dans le temps, je n’ai pas vu de dérive flagrante. Les tensions et capacités restent cohérentes d’une session à l’autre. Pour un usage de particulier ou de petit bricoleur qui teste régulièrement des accus, ça me semble suffisant. Si tu cherches un appareil qui va tourner 8 heures par jour en atelier pro, là j’aurais plus de doutes sur la durée de vie, surtout côté ventilateur et connecteurs USB. Mais pour un usage perso régulier, ça tient la route.
Mesures, précision et comportement en usage réel
Sur la performance pure, j’ai comparé ce DollaTek avec un chargeur/testeur que j’utilise depuis longtemps (type Opus) et un multimètre correct. Globalement, les tensions affichées sont dans les clous, avec un écart de l’ordre de 0,02 à 0,05 V sur ce que je mesure au multimètre. Pour trier des 18650, c’est largement suffisant. Les capacités mesurées en décharge à 1 A sont dans le même ordre de grandeur que mon autre testeur, avec parfois 3 à 5 % d’écart, ce qui est honnête pour du matos de ce prix.
La mesure de résistance interne est pratique pour repérer les accus fatigués. Les valeurs ne sont pas parfaites au milliohm près, mais quand tu vois une cellule à 30–40 mΩ et une autre à 150–200 mΩ, tu sais déjà où est le problème. Ça colle bien avec mon ressenti en usage réel : celles avec forte résistance interne chauffent plus et ont une capacité plus basse. Le module mesure ça surtout de façon fiable quand la batterie est bien chargée, comme indiqué dans la description, et ça se vérifie.
Pour le courant de charge/décharge, on est autour de 1 A, non réglable. Ça veut dire que :
- pour des 18650 de 2500–3000 mAh, le test prend autour de 2–3 heures par cycle, ce qui est raisonnable ;
- pour des petites cellules ou des vieilles batteries, c’est parfois un peu violent, certaines chauffent pas mal et on voit vite qu’elles sont en fin de vie ;
- pour du tri rapide, c’est pratique : en une journée tu peux passer pas mal d’accus.
Le mode automatique avec cycles fonctionne bien : tu règles le nombre de cycles (jusqu’à 9), la tension de coupure, tu lances, et il enchaîne charge/décharge. Pour "réveiller" des accus qui sont restés longtemps au placard, c’est utile, même si ça ne fait pas de miracles. Je n’ai pas eu de plantage ou de comportement bizarre, les arrêts se font correctement quand les conditions sont atteintes. Pour le prix, les performances sont franchement correctes, à condition d’accepter le côté un peu rustique de l’ensemble.
Ce que fait vraiment ce testeur DollaTek
Sur le fond, ce DollaTek est un testeur/chargeur 4 canaux pour batteries lithium type 18650. Chaque canal est indépendant : tu peux mettre une seule cellule ou en remplir quatre, les paramètres se règlent séparément. Il sait faire trois choses principales : charger à 4,2 V, décharger jusqu’à une tension que tu choisis (entre 2,5 et 3,5 V par pas de 0,1 V), et mesurer la résistance interne de la cellule avec une méthode à deux fils. Ça suffit largement pour savoir si une batterie mérite encore de vivre.
Au démarrage, l’écran affiche pour chaque slot la tension de la cellule et sa résistance interne. Ensuite tu peux choisir le mode : charge seule, décharge seule, ou mode automatique qui enchaîne charge complète puis décharge, avec éventuellement plusieurs cycles (de 1 à 9). La capacité se lit en mAh à la fin de la décharge. Le courant est fixe à environ 1 A en charge comme en décharge, donc ce n’est pas paramétrable, mais pour du 18650 standard c’est cohérent.
Ce qui m’a plu, c’est que l’appareil gère tout seul l’arrêt de charge (à 4,2 V) et l’arrêt de décharge (quand la tension de coupure est atteinte). Pas besoin de surveiller en permanence, tu reviens plus tard et tu as les valeurs. Par contre, il faut accepter le côté un peu brut : pas de vraie notice, interface un peu cryptique au début, il faut tâtonner pour piger la logique des boutons.
En résumé, on est sur un outil assez simple dans l’idée : pas orienté grand public, plutôt pour ceux qui ont un minimum l’habitude de bricoler avec des accus. Il ne remplacera pas un gros analyseur de labo, mais pour classer ses 18650 en "bonnes", "bof" et "à jeter", ça colle bien à ce qu’il promet.
Points Forts
- 4 canaux indépendants avec charge, décharge et mesure de capacité et résistance interne
- Mesures globalement cohérentes (tension, capacité, IR) pour trier efficacement ses 18650
- Mode automatique avec cycles de charge/décharge pratique pour tester des lots d’accus
Points Faibles
- Aucune vraie notice, interface peu intuitive au début
- Supports de batteries durs à utiliser, insertion/retrait des accus pas très agréable
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, ce DollaTek Testeur de résistance interne et de capacité pour 18650 est un outil pratique pour bricoleur qui a un vrai stock de batteries à trier. Il charge, décharge, mesure la capacité et donne une estimation de la résistance interne sur 4 canaux indépendants. Les mesures sont cohérentes, le courant d’environ 1 A est adapté à la plupart des 18650, et le mode automatique avec cycles permet de lancer des séries de tests sans rester collé devant. Pour du tri d’accus récupérés, ça fait gagner pas mal de temps.
Par contre, il faut accepter les compromis : interface un peu austère, aucune vraie notice, supports de batteries pas très confortables, besoin de deux alimentations 5 V correctes. Ce n’est clairement pas un appareil pensé pour le grand public qui veut juste recharger deux accus de temps en temps. C’est plutôt un petit banc de test pas cher pour ceux qui bricolent, savent à peu près ce qu’ils font avec des Li-ion, et n’ont pas peur de mettre un peu les mains dedans pour comprendre le fonctionnement.
Si tu cherches un chargeur simple pour 2–4 accus, avec belle interface et zéro prise de tête, passe ton chemin et prends un modèle plus classique. Si au contraire tu démontes des batteries de portable, de trottinette ou autres, et que tu veux trier sérieusement tes 18650 sans exploser ton budget, ce DollaTek est une option honnête, avec un bon rapport fonctionnalités/prix malgré ses défauts.